Goscinny, qu'ont-ils fait de toi ? Tandis que ta fille écrit des bouquins chez Grasset destinés à ennuyer le jeune pigiste littéraire, Yahoo s'empare de tes héros. Quand j'ai appris le lancement du blog du Petit Nicolas, j'étais aux anges. Mais le résultat est malheureusement un pur produit de com'. Dommage.
samedi, octobre 28
La madeleine de Proust de la semaine
Goscinny, qu'ont-ils fait de toi ? Tandis que ta fille écrit des bouquins chez Grasset destinés à ennuyer le jeune pigiste littéraire, Yahoo s'empare de tes héros. Quand j'ai appris le lancement du blog du Petit Nicolas, j'étais aux anges. Mais le résultat est malheureusement un pur produit de com'. Dommage.
La théorie des 17 secondes

Il court sur Radiohead de nombreuses théories. Lors de la sortie de "Kid A", Thom Yorke, agacé des critiques sur le successeur de "OK Computer", glisse lors d'une interview: "Vous comprendriez tout avec la théorie des 17 secondes". Des petits malins en ont conclu qu'il fallait décaler les morceaux pour en faire un chef-d'oeuvre. Oui mais, le même morceau ou deux différents ? Ou tous en même temps ? Bref, des essais ont été faits, dont celui-ci. Vraiment intéressant cet "Idiotheque". Il existe aussi à droite à gauche des versions d'"Everything in the right place" par exemple. Bien sûr, ceux qui n'aiment pas "Kid A" n'aimeront pas. Ceux qui aiment,...peut-être.
Ou sinon, l'autre hypothèse, c'est que Thom Yorke racontait n'importe quoi....
mercredi, octobre 25
Bombaysers de Lille
Vous le savez, Lille 3000 a démarré la semaine dernière par une grande parade. Depuis, nous vivons, nous mangeons, nous rêvons Inde...
Quelques-uns de nos articles sont d'ailleurs disponibles sur ESJ sauce curry .
Cette vague exotique me rappelle 2-3 petites choses vues (dans le temps) sur le Net.
D'abord ça:
(oui, oui, c'est bien "I wanna hold your hand")
Sinon, il y a ce tube:
Quelques-uns de nos articles sont d'ailleurs disponibles sur ESJ sauce curry .
Cette vague exotique me rappelle 2-3 petites choses vues (dans le temps) sur le Net.
D'abord ça:
(oui, oui, c'est bien "I wanna hold your hand")
Sinon, il y a ce tube:
La reprise du moment
Allez, puisque j'ai été absent longtemps, je vous en donne deux pour le prix d'une. Ces reprises sont signées La Maison Tellier, un duo originaire de Rouen et du Havre. Ce groupe a donc le temps de peaufiner ses arrangements. Et ça s'entend.-Un petit Rage Against the Machine, avec une intro beatlesienne à la "Blackbird", suivi d'un riff façon Ben Harper !: Killing in the name
- Un Britney Spears (?!) sauce latino-Cake-low fi...: Toxic
Fat come back
vendredi, octobre 6
Dalisney
En allant visiter l'expo sur les sources d'inspiration de Disney au Grand Palais, je suis tombé sur une vraie curiosité. Un film, Destino, conçu en 1946 par Dali et Walt en personne ! "A l’époque, le Catalan considère le père de Mickey comme un maître, un doctor ès subversion à l’égal des Bunuel, des Marx Brothers, des Cecile B. de Mille. Walt Disney accepte l'idée d'une collaboration, et Dali, qui venait de finir les décors du film La Maison du Dr Edwards de Hitchock, dessine, peint et croque quelques 150 planches du story-board." Le projet a été avorté, mais 6 min. ont tout de même étaient montées en 2000. Pour une sortie prochaine? A priori.......non, en tout cas pas en France. Pour se consoler, plusieurs bandes-annonces sont disponibles ici .jeudi, octobre 5
Ubu, site roi
MERDRE alors ! Je viens de découvrir le site Ubu, qui permet de voir de petites pépites oubliées. Des classiques (Le Chien Andalou,...) et beaucoup d'inédits de tous horizons. Beckett, Varda, Bunuel, Cocteau, Debord, Le Corbusier, Burroughs, Duchamp, Borges, John et Yoko, Lacan, pour les plus connus... Il faut un peu farfouiller, mais certaines choses valent vraiment le coup: iciLa madeleine de Proust de la semaine
Un fou furieux (mais de talent) rend hommage à ses deux séries préférées.
Avant-première
Mercredi prochain sort le nouveau/ancien film de Gus Van Sant. Petit topo pioché çà et là sur le web:"Un premier film autrefois invisible
Mala Noche est le premier film de Gus Van Sant, produit et tourné par le réalisateur en noir et blanc 16 millimètres en 1985 avec un budget de 22.500 $. Il contient de nombreux plans tournés sans autorisation, le réalisateur alors débutant n'ayant pas la possibilité de demander et d'obtenir toutes les autorisations de tournage. Le film est récompensé en 1987 dans la catégorie du meilleur film indépendant par le Los Angeles Film Critics. Il est resté totalement inédit en France.
A l'origine était un livre
Né en 1941, Walt Curtis est une figure mythique de Portland (Oregon). Il est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes, et a traduit Pablo Neruda et Frederico Garcia Lorca. Ecrit en 1977, Mala Noche est son unique roman, récit cru des amours et des chagrins glanés au hasard des rues. La vie est décevante, les gamins tragiques, il y a des moments de joie et de jouissance dans des sacs de couchage souillés, et des moments d'amertume quand les flics de l'Immigration interrompent les relations intimes nouées sur la route. Ceux qui n'ont pas un amour pour la vie y reconnaîtront leurs espoirs et leurs déchirements...
Le révélateur
C'est cette oeuvre tournée en totale indépendance qui révélera Gus Van Sant aux critiques américains. Il marquera ensuite de son empreinte le cinéma américain indépendant des annés 90 avec notamment Drugstore Cowboy (1989), My Own Private Idaho (1991) et Even Cowgirls Get the Blues (1993).
Retour aux sources
Le cinéaste mène une brillante carrière en travaillant pour les majors hollywoodiennes. L'apothéose de cette période sera sans nul doute Will Hunting (1997), nommé neuf fois aux Oscars, avec une nomination pour Van Sant dans la catégorie meilleur réalisateur. Il décide par la suite de revenir à une méthode de production et de réalisation proches de ce qu'il avait connu à ses débuts sur Mala Noche. Il va alors réaliser un ensemble de trois films, Gerry, Elephant, et Last Days, ayant tous pour point commun de mettre en scène des jeunes gens perdus dans une société moderne où il devient de plus en plus difficile de trouver sa "place". "
Quelques critiques:
Mcinema.com
"Il est toujours émouvant de découvrir un film inédit d'un auteur que l'on aime. D'autant plus qu'il s'agit ici de Gus Van Sant, et de son premier long métrage, inédit en France depuis vingt ans. MALA NOCHE, soit « mauvaise nuit » en français, sent bon le cinéma indépendant à trois francs six sous, avec son noir et blanc profond, sa bande son approximative et son générique ultra cheap. Cette histoire d'un bel épicier à barbe de trois jours, qui en pince pour un jeune latino, évoque DRUGSTORE COW-BOY et MY OWN PRIVATE IDAHO. Normal, car le jeune cinéaste d'alors pose les bases de son cinéma, et jette sur l'écran les grandes lignes de son univers créatif. Solitude moderne, individus en marge, attraction fulgurante et amours impossibles. Tout est là. Gus Van Sant filme le désir brut et sans équivoque, avec des plans évoquant parfois le Jean Genêt d'UN CHANT D'AMOUR. Certes la post-synchro du personnage-clé de Johnny laisse à désirer, mais la perfection technique n'est pas au menu de cette balade sentimentale. C'est avant tout une rareté, avec dans le rôle central Tim Streeter, excellent acteur qui aurait mérité d'être connu plus tôt." O.P.
Télérama
"Il est toujours émouvant de découvrir un film inédit d'un auteur que l'on aime. D'autant plus qu'il s'agit ici de Gus Van Sant, et de son premier long métrage, inédit en France depuis vingt ans. MALA NOCHE, soit « mauvaise nuit » en français, sent bon le cinéma indépendant à trois francs six sous, avec son noir et blanc profond, sa bande son approximative et son générique ultra cheap. Cette histoire d'un bel épicier à barbe de trois jours, qui en pince pour un jeune latino, évoque DRUGSTORE COW-BOY et MY OWN PRIVATE IDAHO. Normal, car le jeune cinéaste d'alors pose les bases de son cinéma, et jette sur l'écran les grandes lignes de son univers créatif. Solitude moderne, individus en marge, attraction fulgurante et amours impossibles. Tout est là. Gus Van Sant filme le désir brut et sans équivoque, avec des plans évoquant parfois le Jean Genêt d'UN CHANT D'AMOUR. Certes la post-synchro du personnage-clé de Johnny laisse à désirer, mais la perfection technique n'est pas au menu de cette balade sentimentale. C'est avant tout une rareté, avec dans le rôle central Tim Streeter, excellent acteur qui aurait mérité d'être connu plus tôt." O.P.
Télérama
" Mala Noche (…) est un vraiment un beau film de jeunesse, à tous les sens de la formule. Jeunesse d'un futur grand cinéaste, qui manifeste à la fois son inventivité formelle (…) et son aptitude à créer des personnages touchants, aussi paumés qu'innocents. (…) Déjà, Gus Van Sant sait raconter un drame sans en faire des tonnes(…). " L.G.
Entretien vidéo de Van Sant à Cannes sur Mala Noche: ici
mercredi, octobre 4
Le clip de la semaine
On continue sur notre lancée Michel Gondry... De sa collaboration avec les Chemical Brothers, on se souvient surtout du clip de "Star Guitar" (paysage de train en rythme avec la musique), ou comment sauver une morceau franchement mauvais grâce à une idée. Le rythme, encore et toujours, comme avec les White Stripes et Daft Punk (chaque personnage représente un instument - j'avais mis un bout de temps à comprendre, je suis un peu neuneu).
Par contre, je ne connaissais pas la vidéo de "Let Forever Be" des Chemical, qui, pour le coup, ressemble plus à "Come into my world" de Kylie Minogue (tourné à Boulogne-B d'ailleurs, pour ceux qui sont du coin).
"Let Forever Be":
mardi, octobre 3
lundi, octobre 2
Quand j'avais 5 ans, je m'a cédécé
La vie est pleine de surprises (et d'accroches originales). La semaine dernière, ma cousine et marraine fêtait ses 40 ans. Je ne sais pourquoi, je me suis souvenu avec bonheur que, quand nous partions en vacances ensemble, il y avait dans sa voiture un disque d'Henri Dès, un Patricia Kaas, et... Blue Lines de Massive Attack. Ah, délicieuse découverte...
Je me suis alors mis bizarrement à envier mes futurs enfants (oui, je suis un drôle de garçon). Qu'est-ce que je donnerais pour redécouvrir pour la première fois les Beatles, Buckley ou Ok Computer... Parce qu'à moins d'un coup de gourdin sur la tête, je crois que c'est définitivement loupé.
A défaut de le vivre donc, le faire vivre. Mais combien d'années attendre ? D'autant plus que Metallica au berceau, c'est assez peu recommandé. A moins que... (ça y est, on arrive à la chute de mon histoire)
A moins que ce site.
Le résultat est assez variable. Plusieurs titres sont très beaux ("Sober" de Tool, presque meilleur que l'original, "2+2=5", presque bruitiste). D'autres sont vraiment ratés (genre "sonnerie de portable monophonique"). Certains me ferait même carrément peur si j'étais un nourrisson. "Arrête de pleurer Ivan, sinon Papa te met Smells like teen spirit ou There there"...
Bref, une dizaine de nouveaux albums sont en préparation. J'ai hâte de voir ce que les Smashing Pumpkins ou Björk vont donner.
PS: l'auteur de cette note tient à préciser que les lignes ci-dessus étaient avant tout destinées à mettre en valeur la découverte d'un site original. Que toute (brune) personne se rassure -ou calme sa joie, c'est selon-, l'auteur sus-nommé se trouve bien aise à ce jour de ne pas avoir à acheter ce type de produit sonore. A bon entendeur (-euse), merci.
samedi, septembre 30
Sé-gogo gadgeto tube
Après la chanson consacrée à Sarko, voici la première vague de tubes avec Ségo pour héroïne. En voici une particulièrement remarquée, elles est signée par les mystérieux "gars de la Royal", qui font une reprise joyeuse et innofensive de "Célimène": ici
Noah, et Noah, et Noah,...
Ah, le Web 2.0... Si futile, et si réjouissant... Sur le même principe d’égotrip que de nombreux blogueurs, Noah s’est photographié tous les jours pendant 6 ans. Et a monté le tout dans un film de 6 min (la vidéo du mois sur YouTube).
La reprise du moment
J'inaugure une nouvelle rubrique. Le coin des reprises insolites. Celles qui me tombent sous la main/sur la Toile.L'artiste qui ouvre le bal s'appelle Dion. Aucun lien de parenté. Un chanteur méconu désormais, victime de son homonyme titanesque. Auteur de hits impeccables ("The Wanderer", "Runnaround Sue"), Dion saura, à la fin des 60's tenter autre chose que la pop sucrée qu'il maîtrisait à merveille. En pleine vague folk, il a délivré cet album magnifique, où il combine compositions originales et reprises inventives (Fred Neil, Dylan,...). La plus inventive de toutes est celle, méconnaissable, du "Purple Haze" de Jimi Hendrix. Un exercice brillant de déconstruction (avouez, vous auriez reconnu sans un peu d'aide ?), qui change des innombrables reprises décalées qui pullulent ça et là (cf. les différents volumes de "La Musique de Paris Dernière", assez inégaux d'ailleurs; cf. les sites de recensement aussi):
Dion - Purple Haze
jeudi, septembre 28
"These cells are virgins/Waking up slowly/My headphones/They saved my life"
"- Dis papa, quel mêtier tu aurais aimé faire si tu n'avais pas été journaliste ?- Je ne sais pas, peut-être "sound plugger" .
- Saounde quoi ?"
mercredi, septembre 27
White Stripes on a yellow body
En entendant parler de Michel Gondry à la radio, j'ai soudain l'irrépressible envie de consacrer un post aux White Stripes (association d'idées...) et à leurs clips grandioses. Enfin, nuançons.
Bien sûr, il y a "Fell in love with a girl" et ses Lego, "Seven Nation Army" et son plongeon pyramidal, et "The Denial Twist", sa 2D et ses géants... Ou encore le délire manoir glam-baroque de "Blue Orchid", même si je suis moins fan. Mais il y a aussi "I just don't know what to do with myself" et la cocodance de Kate Moss. Sur le plan artistique, ça ne casse quand même pas trois pattes à un canard (ah, la langue française). Pour le reste, je vous laisse juges... Il y a surtout le méconnu "We're going to be friends", qui pourrait légitimement prétendre au titre du clip le plus soporifique de la décennie (Meg, on te comprend). Je ne sais pas moi, il y a tout de même moyen de réaliser de très belles vidéos en s'imposant un plan fixe. "Proof" de I am Kloot en serait un parfait exemple. Sans parler de "No surprises" de Radiohead (enfin, dans ce cas précis, beau, je me comprends :) ).
J'allais oublier le meilleur des White Stripes. A mon sens, "The hardest Button to button" : simple et très efficace (quand on dispose d'une vingtaine de batteries et d'autants d'amplis !)
Allez, un petit cadeau pour la route:
Bien sûr, il y a "Fell in love with a girl" et ses Lego, "Seven Nation Army" et son plongeon pyramidal, et "The Denial Twist", sa 2D et ses géants... Ou encore le délire manoir glam-baroque de "Blue Orchid", même si je suis moins fan. Mais il y a aussi "I just don't know what to do with myself" et la cocodance de Kate Moss. Sur le plan artistique, ça ne casse quand même pas trois pattes à un canard (ah, la langue française). Pour le reste, je vous laisse juges... Il y a surtout le méconnu "We're going to be friends", qui pourrait légitimement prétendre au titre du clip le plus soporifique de la décennie (Meg, on te comprend). Je ne sais pas moi, il y a tout de même moyen de réaliser de très belles vidéos en s'imposant un plan fixe. "Proof" de I am Kloot en serait un parfait exemple. Sans parler de "No surprises" de Radiohead (enfin, dans ce cas précis, beau, je me comprends :) ).
J'allais oublier le meilleur des White Stripes. A mon sens, "The hardest Button to button" : simple et très efficace (quand on dispose d'une vingtaine de batteries et d'autants d'amplis !)
Allez, un petit cadeau pour la route:
mardi, septembre 26
Delerm fait un coup
Vincent Delerm sort cette semaine son troisième opus, Les Piqûres d'araignée, enregistré en Suède. On savait le jeune homme friand de reprises décalées dans ses spectacles (Claude François,...). La dernière en date vaut le détour.Bon, c'est pour de faux, mais ça aurait été assez marrant, non?
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